2000 JOUR DE NUIT

Dokumentarfilm von Dieter Fahrer + Bernhard Nick


Hinten im Tal, beim Wasserfall, stellt er seine Staffelei auf. Verweilen, schauen, malen – dasein mit den Kräften des natürlichen Lichts. Am Waldrand steht sein Haus, Zentrum seines Tuns, sein Herd im Winter. Paris – "ville lumière". Ein Mann. Eine Frau. Beide Schauspieler. Beide erblindet. Blind in einer blendenden Welt. Hören im Dunkel. Sehen im Dunkel. Wach sein. Schattentheatergestalten tauchen aus dem Dunkel auf ans Licht – und im Licht: ein spielendes Kind, das nur die Gegenwart kennt und in ihr die wunderbare Gegenwärtigkeit von allem. Ein Film über Licht, Sehen und Wahrnehmung.

Au fond de la vallée, près de la cascade, il monte son chevalet. Flâner, regarder, peindre – exister avec les forces de la lumière naturelle. A l’orée de la forêt, il place sa maison, centre de son activité, son foyer en hiver. Paris – "ville lumière". Un homme. Une femme. Tous deux acteurs. Tous deux ayant perdu la vue. Aveugles dans un monde aveuglant. Ecouter dans le noir. Voir dans le noir. Etre en éveil. Des silhouettes de théâtre d’ombre surgissent de l’obscurité à la lumière et dans la lumière: un enfant qui joue, qui ne connaît que le présent et à travers ce dernier, la magnifique présence du tout. Un film sur la lumière, la vue et la perception.

He sets his easel up towards the end of the valley near the waterfall, to linger, observe and paint. Just to be there, in the power of natural light. His house, the centre of his existence and his hearth in the winter months, stands at the edge of the forest. Paris, "ville lumière". A man. A woman. Both actors. Both blind. Blind in a blinding-dazzling world. Hearing in darkness. Seeing in darkness. Keeping alert. A play of shadowy figures emerges from the darkness towards the light, into the light: a playing child that knows only the present and in it recognises the wonderful "now" in which all things exist. A film about light, seeing and perception.